Deux chercheurs WELBIO décrochent une bourse européenne "ERC Consolidator Grants"
16/12/2019

Deux chercheurs WELBIO de l’Université libre de Bruxelles viennent de décrocher une bourse européenne ERC Consolidator Grant, décernée par le Conseil Européen de la recherche. Leurs projets concernent la barrière hématoencéphalique et les bactéries multi-résistantes.

Ctrl-BBB : le filtre cérébral

Les vaisseaux sanguins du cerveau jouent un rôle de filtre : ils fournissent le cerveau en oxygène et en nutriments, mais bloquent aussi l'infiltration de cellules et de composés potentiellement toxiques. C'est la barrière hématoencélaphique (Blood-brain barrier, BBB) qui assure cette double fonction et garantit l'homéostasie cérébrale.

Dans son projet ERC Consolidator "Ctrl-BBB", Benoit Vanhollebeke, Investigateur WELBIO au Laboratoire de Signalisation Neurovasculaire (Faculté des Sciences, Biopark, et ULB Neuroscience Institute), va étudier la régulation complexe de cette barrière. Elle n’est en effet pas programmée génétiquement, mais résulte d’interactions multiples entre les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins et les autres composants neurovasculaires. Ces dernières années, Benoit Vanhollebeke et son équipe ont développé de nouveaux modèles permettant une analyse génétique non-invasive des fonctions de la barrière hématoencéphalique.

"Comprendre la régulation de la BBB est important pour en comprendre les dysfonctionnements associés à de nombreuses maladies cérébrovasculaires (AVC, glioblastome, maladies neurodégénératives). Cela permettrait aussi d’envisager de nouvelles approches thérapeutiques : la BBB reste le principal obstacle à la diffusion de médicaments au sein du système nerveux central", explique Benoit Vanhollebeke.

DiStRes : la chasse aux bactéries "superbugs"

Superbugs, c’est le nom donné aux bactéries multi-résistances, capables de résister aux traitements antibiotiques. Véritable problème de santé publique, ces résistances sont liées aux bactéries "persistantes", une portion de la population bactérienne tolérante aux antibiotiques et source de la résistance.

Un médiateur clé de cette tolérance aux antibiotiques est le duo d’enzymes ReIA/SpoT (appelé aussi "enzymes RSH"), qui sont les acteurs moléculaires de la réponse au stress environnemental chez la bactérie. "Nous n’avons pas encore une vue complète du fonctionnement moléculaire de ces enzymes, ni des paramètres qui influencent la réponse bactérienne au stress", explique Abel Garcia-Pino, chercheur WELBIO au Département de Biologie Moléculaire (Faculté des Sciences, BioPark) et co-directeur au Molecular Biophysics & Structural Biology Lab (Faculté des Sciences). L’objectif de son projet ERC Consolidator "DiStRes" est de comprendre le rôle des enzymes RSH dans la réponse au stress mais aussi de décrypter leur organisation et leurs structures. Un des buts du projet sera, sur base de ces nouvelles connaissances, de développer de nouveaux antibiotiques.

"La biologie structurelle moderne vit actuellement une révolution semblable à celle de la génomique à la fin du siècle dernier, avec un accès accru aux informations et l’amélioration des modèles. Nos travaux au laboratoire nous permettront de concevoir de façon complètement novatrice des molécules visant à tuer les bactéries pathogènes, nous offrant potentiellement une nouvelle génération d’antibiotiques", explique le chercheur.

Source: ULB


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