HPIP: un nouveau substrat de la cible anti-tumorale MDM2
11/02/2014

Dans un article publié dans la revue Cell Death and Differentiation, une équipe dirigée par Alain Chariot, investigateur WELBIO au GIGA, Université de Liège, Belgique, a mis en évidence que MDM2, surexprimée par les cellules tumorales, permet de dégrader non seulement la protéine p53 mais également la protéine HPIP qui joue un rôle essentiel dans la réponse de la glande mammaire aux estrogènes.
Chariot Figure-Graph

De nombreux cancers parviennent néanmoins à se développer en invalidant la fonction de p53. L'un de ces moyens est de surexprimer MDM2, une protéine dont la fonction principale est de dégrader p53. MDM2 est par ailleurs capable de dégrader d'autres protéines dont les identités restent inconnues dans la plupart des cas. Nous démontrons que l'une de ces protéines est HPIP qui permet aux cellules épithéliales de la glande mammaire de proliférer en réponse aux estrogènes via l'activation de kinases telles qu'Akt. HPIP est en fait phosphorylée par la kinase TBK1 avant d'être dégradée par MDM2. L'invalidation génétique de MDM2 conduit à une stabilisation marquée d'HPIP et par voie de conséquence, à une activation exacerbée d'Akt par les estrogènes. Dès lors, nos travaux mettent en lumière un nouveau mécanisme par lequel les cellules épithéliales de la glande mammaire veillent à ne pas répondre de manière exacerbée aux estrogènes via la dégradation de la protéine HPIP par MDM2. Notre étude souligne également le fait que l'inhibition pharmacologique de MDM2 pour restaurer la fonction de p53 dans les cancers épithéliaux pourrait également potentialiser l'activation d'Akt par les estrogènes dans les cellules résistantes à ce traitement.
Shostak et al, Cell Death & Differentiation, doi:10.1038/cdd.2014.2


Dernière mise à jour : 5/12/2014 - Vie privée - Version imprimable -  © 2019 WELBIO

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