Comment un facteur circulant dans notre sang permet de résister à l’infection par le parasite Trypanosome.
27/08/2015

Dans un article publié dans la revue Nature Communications, une équipe de chercheurs dirigée par Etienne Pays, Investigateur WELBIO à l’ULB, décrit le mécanisme qui permet à l’apolipoprotéine L1 circulant dans notre sang de résister à l’infection par le parasite Trypanosome.

L’Homme résiste à l’infection par le parasite Africain Trypanosoma brucei grâce à l’activité trypanolytique de la protéine sérique apolipoprotéine L1 (APOL1).   Suite à la capture par endocytose dans le parasite, l’APOL1 forme des pores dans les membranes endolysosomales et déclenche le gonflement osmotique du lysosome.

Il est démontré ici que l’APOL1 induit la perméabilisation membranaire non seulement du lysosome, mais aussi de la mitochondrie (respectivement LMP et MMP).  La trypanolyse coïncide avec la MMP et le relargage consécutif de l’endonucléase mitochondriale TbEndoG dans le noyau.  L’APOL1 est associée à la kinésine TbKIFC1, dont à la fois le moteur et le domaine de transport vésiculaire VHS sont requis pour la MMP, mais pas pour la LMP.

La présence de l’APOL1 dans la mitochondrie est liée à une fenestration de la membrane mitochondriale qui peut être reproduite par inhibition de la mitofusine mitochondriale TbMFNL.  Le peptide de type BH3 de l’APOL1 est requis pour la LMP, la MMP et la trypanolyse.  

Par conséquent, la trypanolyse par l’APOL1 est liée à une MMP de type apoptotique qui se produit lors du transport par TbKIFC1 de l’APOL1 des membranes endolysosomales vers la mitochondrie.

Vanwalleghem, G. et al, Coupling of lysosomal and mitochondrial membrane permeabilization in trypanolysis by APOL1, Nature Communications (2015)


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