Publication in Nature Communications

The RNA alphabet is written letter after letter

A new step towards understanding the complex RNA alphabet



L’ADN est constitué de 4 lettres/nucléotides (A, T, G, C) dont la séquence forme notre génome. Nous savons qu’une 5e lettre, la méthylation de l’ADN (mC), complète le génome : mC participe à la spécialisation des cellules, en contrôlant l’expression de certains gènes. Si ces gènes ne sont pas correctement méthylés, leur expression risque d’être altérée, participant ainsi à l’apparition de maladies.

Depuis plusieurs années, des chercheurs - parmi lesquels le Laboratoire d’Epigénétique du cancer, Faculté de Médecine et U-CRC - s’intéressent à un autre alphabet, celui de l’ARN. Un alphabet complexe : tout comme pour l’ADN, outre les 4 lettres bien connues (A, U, G, C), des lettres additionnelles habillent chimiquement l’ARN.

En 2016, emmenés par François Fuks, chercheur WELBIO, des chercheurs levaient pour la première fois le voile sur le rôle-clef joué par une des lettres de l’ARN, hmC ou hydrométhylation. Publié dans la revue Science, leur article montrait notamment le rôle essentiel d’hmC au cours du développement, sur un organisme modèle courant en biologie : la mouche du vinaigre.

Aujourd’hui, l’équipe franchit une nouvelle étape : François Fuks et ses co-auteurs démontrent le rôle d’une modification d’hmC chez les mammifères. Et en particulier, son impact-clef sur la différenciation cellulaire dans les cellules souches embryonnaires. Ces cellules sont présentes chez tous les êtres vivants. Elles jouent un rôle central dans le développement des organismes ainsi que le maintien de leur intégrité au cours de la vie d’un individu.

Publiée ce 2 octobre dans Nature Communications, leur étude contribue à une meilleure compréhension du vivant et de maladies humaines telles que le cancer. En particulier, François Fuks et son équipe ont mis à jour un nouveau mécanisme contrôlant l’expression de gènes-clefs pour la différenciation cellulaire. Ces travaux ouvrent de nombreuses perspectives, non seulement pour la médecine régénérative, mais également pour l’étude des maladies génétiques et la mise au point de traitements innovants du cancer.

Source : Université libre de Bruxelles
Illustration : Louis Reed on Unsplash

Références de l’article :
Lan, J., Rajan, N., Bizet, M., Penning, A., Singh, N. K., Guallar, D., … Fuks, F. (2020). Functional role of Tet-mediated RNA hydroxymethylcytosine in mouse ES cells and during differentiation. Nature Communications (In Press), 11(1), 4956. https://doi.org/10.1038/s41467-020-18729-6

Share this news